Vous avez aimé la grippe du pangolin – nom scientifique COVID 19, vous adorerez le réchauffement climatique – nom scientifique dérèglement climatique.

Des crocus qui fleurissent mi-Janvier, les jonquilles début février, un hiver doux et très pluvieux, pratiquement sans gel. Pas de doute, il se passe quelque chose. Et ça c'est ce que je vois.
A part une petite minorité de climato-sceptiques, beaucoup de gens le pensent et s'en inquiètent. Manque de bol, les climato-sceptiques sont aux manettes, et ne tiennent absolument pas compte des voyants qui s'allument au rouge foncé.

Et en plus il va falloir retrouver la croissance. On va donc continuer à transporter des denrées en avion, construire des aéroports, des ports pour accueillir des porte-containers de plus en plus gros, organiser à travers la planète, des transports de textile, de viande et de végétaux produits à grand coup de subvention et de pesticides, à délocaliser les productions dans des pays à bas coup de main d’œuvre en abîmant de manière irréversible l'environnement.

Certains prennent vraiment le problème à bras le corps. Même le guide Michelin s'y met en créant le label « Gastronomie Durable ». Certains cuisiniers utilisent des produits locaux très modestes et les subliment pour en faire des plats d'exception – y compris le prix. D'autres ne servent plus de café mais de la chicorée. Comme dans les temps de guerre. Car c'est la guerre, la guerre contre ce dérèglement climatique. Guerre asymétrique, c'est chicorée, sardines, vieille vache et chinchard contre pétrodollar, agro-industries et finances mondialisées. Asymétrique, je vous dis !

Par contre, on fera porter sur le citoyen lambda la charge de ce dérèglement. Ne pas oublier de couper l'eau quand on se lave les dents, de ne pas consommer de plastique – alors que les fruits et légumes bio des supermarchés sont couverts de plastiques, de ne pas acheter trop de matériels neufs – mais les pièces détachées ne se trouvent plus, etc.... Bref débrouillez-vous !
On peut bien entendu passer à une nourriture plus bio et végétale voire végan. Pour le bio, les supermarchés ont réorganisé leur filière et vous assurent les meilleurs prix. Difficile de changer les pratiques vis-à-vis des producteurs. Le 100 % végétal, les industriels n'attendent que ça : steak de lentilles, camembert au lait de soja, foie gras végétal. Ils pourront conserver leur marge confortable et leur recette douteuse.

La seule solution, c'est de reprendre en main son alimentation, faire confiance aux artisans, retourner sur les marchés, consommer local et de saison. Inutile de tomber brutalement dans l’excès inverse, de vous nourrir uniquement de chou, betterave, carottes, pommes et poires pendant l'hiver et attendre avec impatience quelques prunes et tomates en été. Il y a toujours des solutions alternatives comme des agrumes, des bananes qui ne voyagent pas en avion, sans trop d'émission de carbone. Et on trouve dans les circuits courts de la viande élevé dans des conditions respectueuses de l'environnement et des animaux. Tout est question de mesure.


Et si vous êtes confinés chez vous, profitez en pour vous remettre à cuisiner. A vos casseroles !